samedi 17 septembre 2016

Grammaire de la pensée philosophique haïtienne (3 de 5)

Le fardeau mental : un mal qui répand la misère



la situation du déboisement en  Haïti par rapport à la République dominicaine
Dans cette série de cinq articles de la grammaire de la pensée philosophique haïtienne, je reste dans le même registre que les deux précédents articles. Depuis cinq ans, j'ai posé les bases de ma recherche sur les causes de la déchéance d’Haïti dans mon article intitulé Problématique haïtienne. En général, les Haïtiens préfèrent les slogans qui caricaturent la réalité du pays sans faire une analyse anatomique de cette décente abyssale dans les limbes depuis 1804, date du triomphe de l'une des plus grandes révolutions de l'humanité. Je les comprends, car il est difficile de se regarder dans un miroir sans œillets. L'Homme étant ce qu'il est tout changement épistémique le déséquilibre. Et Dieu seul sait combien qu'il adore même les certitudes les plus abêtissantes. Dans le cas de l'Haïtien, il se morfond; il meurt à petit feu que de virer de bord parce que son éducation cognitive le conforte dans des certitudes éternelles. Et cependant, l'effort doit être tenté. Quand on y arrive, on a une réelle image que ce miroir nous renvoie. Et c'est là que la guérison ou le début de la résolution du problème. Si on refuse cet exercice, on continuera à se détruire lentement mais sûrement. Le problème du pays n'est pas l'analphabétisme du peuple, mais plutôt l'illettrisme des pseudo élites, qu'on devrait appeler plutôt des mercenaires attitrés. D'ailleurs, plusieurs ténors, dont Price Mars, Pauleus Sannon, Anténor Firmin, et j'en passe, de ces élites ont en maintes fois signalé cette médiocrité ambiante qui reproduit incessamment notre carcan mental. Ce constat est sans appel : En Haïti, il y a peu de lettrés qui pensent, mais beaucoup qui s'affublent ce titre honorifique.

lundi 25 juillet 2016

Les bandits à cravate sont le système


vendredi 22 juillet 2016

Le nationalisme démagogique : appel au peuple pour financer les élections.

Le Sénat

Tous les peuples ont un fardeau mental qu’ils portent en eux : l’inconscient collectif. Nous agissons suivant une sorte d’algorithme historique, que je pourrais appeler récursivité historique. C’est une boucle récurrente (laviwondede) invisible qui nous fait battre la mesure sur place. Le jour où on arrive à en prendre conscience, on peut y regarder de plus près et voir en quoi que cela nous est salutaire ou fatal. Là, et seulement là, que l’on commencera véritablement à se diriger à bon port, à mettre la main sur le drame, s’il y a lieu, ou sur le génie, s’il s’avère. Malheureusement, il y a des peuples qui restent trop souvent engoncés dans trop de schèmes mentaux vieillots : les Britanniques ont perdu en partie leur hégémonie par manque de formation d’ingénieurs, les Chinois se croyaient le nombril du monde, d'où l'appellation de l'Empire du Milieu autrefois, et les français par trop d’élitisme de leur système d’éducation selon Daniel Cohen.  Et les Haïtiens, j’ajouterai, se sont enfargé dans le développement du sous-développement faute d’un système d’éducation qui stimulerait leur créativité. Somme toute, il faut enfin arriver à ce jour où on s’autocritique et se dit que nous avons erré en matière de bon sens, de la rationalité.


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