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Affichage des messages portant l'étiquette État

De la société civile en Haïti

Qu'entend-on par société civile? Existe-t-il une société civile en Haïti? Voyons ce qui se cache derrière ce concept. Par société on entend un groupe d'individus liés par un réseau de relations émotives et pratiques. En général, un mythe fondateur soude tous ces individus entr'eux. Viendra ensuite l'État en tant qu'entité politique qui plane, pour l'essentiel, au-dessus de la mêlée. Il est l'aspiration des élites dans ses divers segments et aspirations. La lutte pour l'orientation du corps social vers une destinée, en général et idéalement, radieuse. Par civile, on l'entend par opposition au pouvoir politique, c'est donc la frange de la société qui ne joue de rôles de gestion ou d'administration des affaires de la cité. Les manifestations de cette société civile se traduisent par des groupes d'intérêts, de pression, etc. Une morale publique qui vient définir l'acceptable de l'inacceptable dans l'intérêt général, en substance…

Réveillez-vous Haïtiens, nos élites sont des ignorants!

- Mettons les choses au clair. Ne gesticulons plus pour faire croire qu'on existe, et pourtant on est bien à l'article de mort. Bref, venons-en à un regard froid de la réalité haïtienne. Quelles sont les deux attributions de l'État? Le monopole de la contrainte physique, donc de la violence, et de la fiscalité. L’État haïtien possède très partiellement ces attributions : l'affaire Brandt et le conflit avec la République Dominicaine illustrent bien que l'État haïtien n'est nulle autre chose que l’Exécutif et qu'il n'a aucune prise sur la réalité d'aucune manière. Autre chose palpable c'est qu'en Haïti les affaires de l'État se règle sur la place publique, à la radio pour être précis. Où est donc la noblesse de l'État?

Du monopole de la violence 

- La MINUSTAH : qu'on devrait plutôt appelé la TOURISTA. Le 12 janvier 2010, à la suite du tremblement de terre, cette force de mercenaires de l'ONU a fait montre clairement qu'elle…

Problématique haïtienne : entraves à la sortie de la crise…

Quels sont les facteurs qui influencent la répétition ou le retour incessant des mêmes problématiques sans qu'on y arrive à s'en sortir? Quelles sont les forces de freinage à la sortie de cette crise bicentenaire? Pourquoi les mouvements d'avant-gardes ne se sont-ils jamais trouvé une voix de sortie à cette crise? Pourquoi les forces progressistes ont-elles toutes échouées piteusement? Comment se sont-elles prises face aux forces rétrogrades pour mener leur combat? Ce sont là un ensemble de questionnements qui me trottait dans la tête. On a vu ailleurs des forces minoritaires dans la lutte sociale deviennent hégémoniques. En revanche, en Haïti, nos forces progressistes ne sont jamais arrivées à imposer leur point de vue; elles sont tuées dans l’œuf à leur premier balbutiement. Les idées d’un Edmond Paul au XIXe siècle en matière d’éducation et d’économie sont d’une modernité exceptionnelle. Il n’est pas étonnant par ailleurs qu’une œuvre aussi monumentale d’Anténor Firmin…

Penser et comprendre Haïti pour une nouvelle renaissance

Je ne pourrais m'empêcher de commencer ce billet par cette phrase lapidaire, une de mes trouvailles, Haïti, un si grand pays pour de si petits hommes. Ce pays où des hommes ont réalisé l'une des révolutions universelles de toute l'Histoire de l'humanité se retrouve acculé à la mendicité, à la crasse, à l’opprobre, au naufrage de cette épopée de 1804. Devant une telle éventualité, aucun individu ne doit rester indifférent, surtout quand on est fils ou fille de ce coin de terre. Pour comprendre les causes de nos malheurs, il faut mettre de côté toute émotion, il faut dépasser les lieux communs, ses idées reçus qui nous empêchent de voir la forêt, donc les problèmes fondamentaux qui gênent toute issue à la crise permanente haïtienne. Entendons-nous sur les mêmes problèmes, nous serons unis dans la preuve, pour paraphraser Gaston Bachelard. La question qui me titille depuis assez longtemps, c'est l'incapacité depuis 200 ans de notre part de mettre Haïti sur la voi…

la myopie chez nos classes dirigeantes

L’approbation de Laurent Lamothe comme Premier Ministre, en toute hâte, par le sénat de la république dont le mandat du tiers est arrivé à terme, malgré les anomalies dans son dossier, atteste manifestement que cette entité étatique est une véritable officine. Ce grand corps virtuel de grandeur nature n’a jamais joué pleinement son rôle de troisième pouvoir comme l’exige la constitution haïtienne. Au contraire, ces parle-menteurs, trop souvent impliqués dans des scandales de malversations, de crime et de corruption, ont réussi avec brio et déshonneur leur mission scélérate : destruction systématique des structures fragiles de l’état. Un comportement odieux ou toutes les mesures et décisions adoptées au nom de la nation sont sans conviction politique ni idéologie, refoulant aux pieds les normes de l’éthique et de la morale.

Depuis l’adoption du système de gouvernement bicéphale, contrôlé par les parle-menteurs, experts en supercheries, le pays n’a connu aucun répit dans les chapitre…

Haïti : crise de l’État, crise sociétale

Après 4 mois de crise politique entre le parlement et la présidence, suite à l’arrestation du député Arnel Bélizaire, cette dernière semble s’en sortir de l’impasse occasionnée par cette situation. La chambre des sénateurs, par la mascarade du mois de novembre, avait en quelque sorte éludé la crise sans prendre des actions contre le président, sinon la commission chargée de vérifier la nationalité du président et des membres du gouvernement de Gary Conille. L’amateurisme de cette dite commission, qui n’a au fond rien prouvé, sinon que des accusations laissant planer plus de doute et  une population désabusée par une enquête qui piétine, ainsi provoque le ras-le-bol de cette dernière. Alors que tout le monde attendait le verdict de la chambre des députés le deuxième lundi du mois de janvier. L’enquête du sénat se poursuivait, les députés se sont mis en retrait jusqu’à cette semaine où ils ont décidé de sursoir, pour l’instant à la mise en accusation du chef de l’État, en la personne d…

Lamothe et Martelly, un coktail désagréable pour Haïti

J’ai eu longtemps envie d’attaquer au slogan du ministre des affaires étrangères de Michel Martelly, Laurent Lamothe, de la diplomatie des affaires. Je trouvais que cette notion, à priori, avait plus une connotation de propagande que d’une réelle portée constructive du point de vue des relations internationales. Autrement dit, c’est une vision très réductrice des relations internationales.  Celles-ci incluent  tous les champs des relations entre États, allant de la politique étrangère proprement dite aux relations économiques, en passant par les relations para étatiques (ONG, multinationales). Bref, tout État sérieux doit avoir sa philosophie des relations interétatiques, en fonction de sa géopolitique (géographie, histoire, sociologie,  économique, etc. ).

Donc, la politique des affaires de Laurent Lamothe ne représente qu’une infime partie des relations internationales.  L’articulation de la diplomatie d’un État  doit tenir compte des enjeux du moment avec ses forces et ses faibles…

Souvenir du séisme du 12 janvier 2010

Le souvenir du séisme du 12 janvier 2010 me revient à l'esprit aussi bien par l'élan de générosité de la planète tout entier que par la surprise que cela a eu comme effet sur moi. Pendant, au moins deux jours, je n'y croyais pas que cela s'est effectivement produit parce que je n'ai jamais vécu un tel événement et, surtout, on nous a jamais parlé de cette possibilité. Les cyclones étaient monnaies courantes, tandis que, dans ma tête, les tremblements de terre s'étaient l'affaire d'autres endroits de la planète. Quelle ignorance!

Aussi, en dépit de la tragédie, on ne peut éluder l'aspect cocasse de cet événement puisque le président d'alors, en l'occurrence René Préval, est resté dans l'ombre pendant quelques bons mois (disons pour la presse nationale). On a eu vent qu'il était vivant de par les médias étrangers. Et pourtant, la station Signal FM, la seule radio que le tremblement a laissé intacte, émettait à Pétion-Ville. Pendant …

Attaly rebondit

Dans mon billet «euro: vivra ou mourra» sur la prédiction de Jacques Attali de la disparition de l'euro d'ici Noël, je disais, suite à l'entente du 9 décembre des 26 pays de l'Union européenne, à l'exception de la Grande-Bretagne, que ce traité répondait à la troisième mesure proposée par le professeur Attali, et je me demandais si les prédictions de l'effondrement de la monnaie européenne tenait encore suivant son analyse. Dans un billet signé par l'auteur dans l'Express, sans infirmer ni confirmer son pronostique, n'est pas moins pessimiste sur la capacité de l'Europe à repenser l'avenir. L'accord de Bruxelles, selon lui, ne fait que démontrer que l'État est une vache à lait des grandes institutions financières, que le problème de l'euro reste entière.

Les 7 mesures qu'aurait décidé l'accord de Bruxelles, dont 4 nous intéressent ici, nous fait montre la nécessité d'un nouveau contrat social. Une des mesures est qu…