Passer au contenu principal

Messages

Affichage des messages portant l'étiquette Brandt

Haïti, pourquoi la commémoration du séisme!

L'espoir s'est changé en déceptionQu’est-ce qui a bien changé suite au séisme du 12 janvier 2010? Absolument rien. Il fallait s’y attendre mais notre attachement à ce pays peut nous éluder le caractère foncièrement délétère des élites. Cependant nous avions crû, heureusement pas plus que deux semaines après cet hécatombe, que quelque chose  pourrait changer dans ce pays jusqu’à ce que Préval soit sorti de son mutisme, que les ONG envahissent Haïti et que le naturel revienne au galop, donc le chacun pour soi primaire, qui se traduit par le mépris du plus grand nombre de nos élites et que le peuple subsume par mimétisme admiratif. A la conférence de Montréal, à peine quelques mois après le séisme, où, en pleine conférence, Préval appelait Jean Max Bellerive pour quémander des tentes, l’inélégance de ce geste nous a abasourdi et gêné au point  d’avaler, soudainement, toute notre fierté de peuple qui a réalisé l’une des prouesses la plus grandiose de l’humanité en la geste de 1804…

L’état de droit cessera-t-il un jour d’être un vœu pieux en Haïti?

Comme à l’accoutumée, je me fais toujours un point d’honneur de formuler à mes amis, à mes proches et à mes compatriotes mes vœux les meilleurs pour chaque nouvel an. Mais cela fait plus de deux semaines que je me questionnais si, oui ou non, je maintiendrais cette bonne habitude.
De prime à bord, je me suis dit que cela ne vaudrait absolument pas la peine. Plus les jours passent et plus ils se ressemblent, car ce sont les mêmes maux, les mêmes bévues et les mêmes visages qui déferlent la chronique dans le pays. Mais lorsque mes réflexions se sont convergées vers les quelque rares moments démocratiques, qui dénotent certaines vertus de l’application de l’état de droit, dont j’en suis témoin sous d’autres cieux, je me suis donc évertué à ne pas baisser les bras, car l’écriture est mon exutoire où je traduis en mots mes frustrations, mes déboires, mes douleurs, quand je pense aux comportements infâmes de nos hommes et femmes politique haïtiens, il y a des lustres.


La classe politique…

Martelly et Lamothe, deux cabotins dans un pays de corrompus

Je suis loin d'être étonné par la réaction de certains de mes compatriotes qui trouvent excessifs qu'une frange importante de la population soit pour la démission de Sweet Micky. Dans un sens, je les comprends. Oui, parce que le renversement des gouvernements pour un cric ou un crac, sans la poursuite d'un projet sociétal, est depuis longtemps un sport national dont on tire un plaisir démoniaque et mesquin. Par contre, l'argument que Martelly termine absolument son mandat me parait tout aussi excessif. Toutes les dérives démocratiques de Martelly et la gestion tapageuse de son Premier ministre Laurent Lamothe qui auraient dû être des évidences de la tendance autocratique du président et l'incompétence du Premier ministre, ne sont aux yeux de certains un pis aller et même, dans certains cas, une bénédiction divine.

Même quand les fautes de Sweet Micky sont impardonnables, soit par l'arrestation du député Arnel Bélizaire au début de son mandat ou la velléité de …

Haïti : sortir de l’impasse

Laurent Lamothe comme Premier ministre et Michel Martelly en tant que président d'Haïti Sont l'expression de la déconfiture, du pourrissement de la société haïtienne. Ce n'est pas un hasard qu'on a le GRAHAN (Groupe de Réflexion et d'Action pour une Haïti Nouvelle). D'ailleurs, pour la réflexion c'est nulle : la réflexion sans la pensée vu la complexité de la problématique haïtienne - d'ailleurs, tout problème doit être dialectiquement posé- amènerait inexorablement à un problème de méthode; pour l'action, les démarches de cet organisme amèneraient inéluctablement à l'impasse; Pour une Haïti nouvelle n'est pas nécessairement une nouvelle Haïti. Si le pays devient une bordel, ce sera une Haïti nouvelle; en revanche, une nouvelle Haïti, ce sera un pays où on aura rompu les liens d’inéquité, d'exclusion de la majorité de nos compatriotes. Un problème mal posé devient une impasse.

Le développement endogène est possible en Haïti

Les rendez-vous manqués avec l'histoire ont été nombreux, mais je tiens à partager avec vous l'un qui n'a été mentionné ou trop peu, soit celui de la première caisse populaire haïtienne à Montréal. À regarder les choses aujourd'hui, on peut comprendre les nombreux autres rendez-vous manqués avec l'histoire, en particulier en 1946 avec Dumarsais Estimé sur le paiement de la dette aux américains, sur lequel aucune étude sérieuse n'a été faite. Quand l'émotion prend le pas sur la raison, trop souvent d'ailleurs, le résultat d'une Haïti qui se meurt n'est pas un hasard. L'intellectuel, ou soi-disant tel, est un toutiste. Il se croit le droit de se prononcer sur tous les sujets sans avoir même de connaissances parcellaires.

Le gel de l'aide canadienne : un bien nécessaire..

Soixante ans d'aides internationales à Haïti ont-elles des effets positifs ou négatifs? Haïti a été le premier cobaye du système d'aide internationale établie avec la création de L'ONU après la deuxième guerre mondiale, sous la présidence de Dumarsais Estimé. Le résultat est sans appel, le pays s'est appauvri à tous les points de vue, soit structurelle, soit conjoncturelle. Au niveau structurelle, le dernier coup de boutoir asséné à l'économie haïtienne a été l'éradication des cochons dits créoles. Durant ces années, l'économie haïtienne est passée d'une économie virtuellement non monétaire à une économie monétaire, donc l'intégration systématique de l'économie haïtienne au système capitaliste mondial, sans réaménagement des structures de production. Pour illustrer cette situation, jusque dans les années 70, si quelqu'un te donnait un billet de 20 dollars américains un vendredi après 14 heures, donc à la fermeture des banques, tu ne pourrai…

L’affaire Clifford Brandt : une velléité de rétablir l’ordre ou…

Permettez-moi, chers lecteurs, de partager avec vous mon opinion sur l’arrestation de l’homme d’affaires Clifford Brandt. Suite à un texte écrit par Leslie Péan qui met en perspective l’histoire de la famille Brandt, je me suis posé la question s’il fallait tout de go démoniser ou sacraliser les Brandt. L’histoire de ce pays nous amène à se questionner sur la véracité des accusations émises contre Clifford Brandt sans pour autant le dédouaner. En Haïti, on sait très bien que selon sa proximité du pouvoir, on jouit d’un certain nombre de privilèges; donc plus on s’en éloigne, plus on perd pieds dans les affaires, si ce n’est la dégringolade totale. On a qu’à se rappeler le cas de Clémard Joseph Charles, grand banquier, grand argentier, pendant quelque temps, sous le gouvernement de François Duvalier. Les exemples en ce sens sont légions. L’inconscient collectif haïtien représente de façon manichéenne la réalité par le couple Mulâtre/Noir en éludant les vrais rapports sociaux, les vra…