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Messages

Affichage des messages portant l'étiquette citoyen

Société civile : vache à lait des élites-croupion

Comprendre le concept de société civileSuite à mon premier article sur la société civile, je me croyais faire le tour de la question de façon simple et concise. Je croyais avoir mis l’accent sur les aspects constitutifs de ce concept, dont André Corten trouve polysémique mais que je trouve moins flou dans la mesure où il est bien circonscrit dans le temps, il est apparu avec le capitalisme, et l’espace, au contour  assez bien défini, dans les pays développés. Si on se réfère à Karl Polanyi dans son livre La grande transformation où il montre clairement que la société marchande, qui deviendra plus tard capitaliste, a provoqué la cassure de toutes les solidarités des sociétés traditionnelles :  économiques, sociales, etc. Marx traduisait cette idée de façon lapidaire en disant que le travaillggeur était devenu libre parce qu’il n’avait d’autres choix que de vendre sa force de travail. Cette liberté, qui n’est qu’un euphémisme- parce que c’est du fait même qu’il a abandonné son lopin de…

Haïti, des élites malades de leur culture

Il n'est pas interdit à qui que ce soit de faire son choix politique. En Haïti, en particulier, où la misère prolifère, il est compréhensible, même quand il est odieux, qu'une frange importante de notre prétendue élite nous assomme de quelques âneries digne des plus basses idioties. C'en est une insulte à l'intelligence qu'un bipède doté de la faculté de penser fasse la promotion de cette fourberie appelée TI MANMAN CHERI. Que Laurent Lamothe répète ses sottises comme quoi c'est un programme social, il a le droit de baigner dans ses bêtises mais que des gens minimalement éduqués singent ce dernier ne fait que prouver l'ambiance de médiocrité qui existe dans ce pays. Ne doit-on pas conclure tout de go que la société civile ne peut être qu’un vain mot en Haïti? Haïti n’est-elle pas purement et simplement une société pré-politique ?

Les programmes sociaux n'existent, dans un premier temps, pour pallier les effets néfastes du marché; dans un deuxième temps…

Haïti, pourquoi la commémoration du séisme!

L'espoir s'est changé en déceptionQu’est-ce qui a bien changé suite au séisme du 12 janvier 2010? Absolument rien. Il fallait s’y attendre mais notre attachement à ce pays peut nous éluder le caractère foncièrement délétère des élites. Cependant nous avions crû, heureusement pas plus que deux semaines après cet hécatombe, que quelque chose  pourrait changer dans ce pays jusqu’à ce que Préval soit sorti de son mutisme, que les ONG envahissent Haïti et que le naturel revienne au galop, donc le chacun pour soi primaire, qui se traduit par le mépris du plus grand nombre de nos élites et que le peuple subsume par mimétisme admiratif. A la conférence de Montréal, à peine quelques mois après le séisme, où, en pleine conférence, Préval appelait Jean Max Bellerive pour quémander des tentes, l’inélégance de ce geste nous a abasourdi et gêné au point  d’avaler, soudainement, toute notre fierté de peuple qui a réalisé l’une des prouesses la plus grandiose de l’humanité en la geste de 1804…

L’état de droit cessera-t-il un jour d’être un vœu pieux en Haïti?

Comme à l’accoutumée, je me fais toujours un point d’honneur de formuler à mes amis, à mes proches et à mes compatriotes mes vœux les meilleurs pour chaque nouvel an. Mais cela fait plus de deux semaines que je me questionnais si, oui ou non, je maintiendrais cette bonne habitude.
De prime à bord, je me suis dit que cela ne vaudrait absolument pas la peine. Plus les jours passent et plus ils se ressemblent, car ce sont les mêmes maux, les mêmes bévues et les mêmes visages qui déferlent la chronique dans le pays. Mais lorsque mes réflexions se sont convergées vers les quelque rares moments démocratiques, qui dénotent certaines vertus de l’application de l’état de droit, dont j’en suis témoin sous d’autres cieux, je me suis donc évertué à ne pas baisser les bras, car l’écriture est mon exutoire où je traduis en mots mes frustrations, mes déboires, mes douleurs, quand je pense aux comportements infâmes de nos hommes et femmes politique haïtiens, il y a des lustres.


La classe politique…

Martelly et Lamothe, deux cabotins dans un pays de corrompus

Je suis loin d'être étonné par la réaction de certains de mes compatriotes qui trouvent excessifs qu'une frange importante de la population soit pour la démission de Sweet Micky. Dans un sens, je les comprends. Oui, parce que le renversement des gouvernements pour un cric ou un crac, sans la poursuite d'un projet sociétal, est depuis longtemps un sport national dont on tire un plaisir démoniaque et mesquin. Par contre, l'argument que Martelly termine absolument son mandat me parait tout aussi excessif. Toutes les dérives démocratiques de Martelly et la gestion tapageuse de son Premier ministre Laurent Lamothe qui auraient dû être des évidences de la tendance autocratique du président et l'incompétence du Premier ministre, ne sont aux yeux de certains un pis aller et même, dans certains cas, une bénédiction divine.

Même quand les fautes de Sweet Micky sont impardonnables, soit par l'arrestation du député Arnel Bélizaire au début de son mandat ou la velléité de …

L’indépendance haïtienne est un leurre!

Sincèrement avec mes compatriotes je perds le Nord(lol). Disons qu'ils sont insaisissables. Comment identifier un objet qui n'existe que dans l'imaginaire? Une hallucination, n'est-ce pas un mirage? Voilà. Nous avions bien fait 1804, mais avions-nous compris les circonstances et les aléas, pris comme un tout dans leurs rapports dialectiques, donc le résultat est nécessairement le produit, souhaité ou pas, des circonstances? La société dominguoise était divisée entre Maitres, Libres et Esclaves. Deux catégorie de libres : anciens et nouveaux. Deux catégories d'esclaves: créoles et bossales. Les premiers esclaves domestiques et/ou ateliers; les seconds esclaves des champs. Toute cette catégorisation sociale est traversée par une certaine catégorisation épidermique, sauf au sommet où les Maitres étaient majoritairement des blancs. Mais aussi dans cette catégorie, ils y avaient aussi un minimum d'affranchis.
Autre point important à noter : plus de la moitié des …

Haïti : sortir de l’impasse

Laurent Lamothe comme Premier ministre et Michel Martelly en tant que président d'Haïti Sont l'expression de la déconfiture, du pourrissement de la société haïtienne. Ce n'est pas un hasard qu'on a le GRAHAN (Groupe de Réflexion et d'Action pour une Haïti Nouvelle). D'ailleurs, pour la réflexion c'est nulle : la réflexion sans la pensée vu la complexité de la problématique haïtienne - d'ailleurs, tout problème doit être dialectiquement posé- amènerait inexorablement à un problème de méthode; pour l'action, les démarches de cet organisme amèneraient inéluctablement à l'impasse; Pour une Haïti nouvelle n'est pas nécessairement une nouvelle Haïti. Si le pays devient une bordel, ce sera une Haïti nouvelle; en revanche, une nouvelle Haïti, ce sera un pays où on aura rompu les liens d’inéquité, d'exclusion de la majorité de nos compatriotes. Un problème mal posé devient une impasse.

Le développement endogène est possible en Haïti

Les rendez-vous manqués avec l'histoire ont été nombreux, mais je tiens à partager avec vous l'un qui n'a été mentionné ou trop peu, soit celui de la première caisse populaire haïtienne à Montréal. À regarder les choses aujourd'hui, on peut comprendre les nombreux autres rendez-vous manqués avec l'histoire, en particulier en 1946 avec Dumarsais Estimé sur le paiement de la dette aux américains, sur lequel aucune étude sérieuse n'a été faite. Quand l'émotion prend le pas sur la raison, trop souvent d'ailleurs, le résultat d'une Haïti qui se meurt n'est pas un hasard. L'intellectuel, ou soi-disant tel, est un toutiste. Il se croit le droit de se prononcer sur tous les sujets sans avoir même de connaissances parcellaires.