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Messages

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Le bon vieux peuple!

Le 25 octobre 2015, j'ai entendu et lu que le peuple haïtien a étonné le monde. De quel peuple parlait-on? Les masses excluant l'élite ou le peuple pris dans sa globalité? Réaction émotionnelle comme on a le secret de ses extravagances factices. Le niveau intellectuel des masses est proportionnellement équivalent à la hauteur de ses élites. Toutes choses étant égales d'ailleurs, une élite éclairée, des masses éclairées; une élite rétrograde, des masses rétrogrades. Les dérives de la nation reflètent le niveau de élites: économiques, intellectuelles et politiques. Alors, pour que les masses nous étonnent, il faudrait que les élites soient éclairées. Tel n'est pas le cas chez nous.

Société civile : vache à lait des élites-croupion

Comprendre le concept de société civileSuite à mon premier article sur la société civile, je me croyais faire le tour de la question de façon simple et concise. Je croyais avoir mis l’accent sur les aspects constitutifs de ce concept, dont André Corten trouve polysémique mais que je trouve moins flou dans la mesure où il est bien circonscrit dans le temps, il est apparu avec le capitalisme, et l’espace, au contour  assez bien défini, dans les pays développés. Si on se réfère à Karl Polanyi dans son livre La grande transformation où il montre clairement que la société marchande, qui deviendra plus tard capitaliste, a provoqué la cassure de toutes les solidarités des sociétés traditionnelles :  économiques, sociales, etc. Marx traduisait cette idée de façon lapidaire en disant que le travaillggeur était devenu libre parce qu’il n’avait d’autres choix que de vendre sa force de travail. Cette liberté, qui n’est qu’un euphémisme- parce que c’est du fait même qu’il a abandonné son lopin de…

Rumeurs et médisances : l’art de la politique en Haïti

Le dynamisme de la politiqueAu temps de la coupe du monde de football, y a-t-il des yeux, des oreilles, des esprits prêts à regarder notre façon de faire et de comprendre le jeu politique, donc de peser et jauger ce que c'est que la politique? Oui, la politique est un jeu de tactiques et de stratégie, donc elle est assujettie aux conditions inhérentes à cet exercice. Elle est plus un art qu'une science; le fossé n'est ni trop grand ni trop mince, juste floue. Il n'y a aucun politique qui peut être immobile dans ses tactiques; l'activité (la politique s'entend; la gestion de la cité avec tous les intérêts divergents, la compréhension diverse de la chose commune, etc.) même est incompatible à l'inflexibilité. L'ambivalence même de l'Homme ne saurait nous faire éluder ces hésitations, sa rétivité, son indécision; ses actions, ses réflexions ambigües à un moment de la durée le travaillent, le bouscule, le retient, le fait tergiverser, soit par la compl…

L’enfer, c’est nous autres

La mentalité de chiens couchants des élites

Lettre du sénateur Steven Irvenson Benoit

Port-au-Prince, le 9 août 2012 Son Excellence
Monsieur Michel Joseph MARTELLY
Président de la République
Palais National

Excellence,

Une fois de plus, j’ai l’honneur de m’adresser à vous en tant que responsable de la bonne marche des institutions républicaines de ce pays, et du bon déroulement de son processus démocratique. J’espère donc que vous recevrez cette correspondance dans un esprit d’ouverture pouvant faciliter un dialogue pacificateur et stabilisateur qui nous permettra de réussir la traversée de la conjoncture actuelle.

Quelques antécédents

Permettez que je vous rappelle qu’en avril 1997, lors des élections devant justement permettre le renouvellement du tiers du Sénat, les résultats du 1er tour ont été contestés avec tant de virulence que les deux (2) Sénateurs élus n’ont jamais pu prêter serment. Quant au 2ème tour il n’eut jamais lieu. Résultats décriés, Conseil électoral provisoire décrié tout autant. 

En mai 2000, le pouvoir en place avait tenté de rafler tous les sièges du P…

Le mal haïtien : une endémie séculaire (suite)

La crise institutionnelle qui affecte Haïti, depuis plus de 2 mois, fait couler beaucoup de salives. L'irrégularité ou l'illégalité des mesures prises soit par la formation du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), soit du choix arbitraire de ce dernier de 3 membres du Conseil Électoral Permanent (CEP), ou encore la promulgation du décret de la formation du CEP amputée des 3 membres du pouvoir législatif ne doit pas seulement nous dégoûter, répugner, écœurer mais surtout nous appeler à comprendre que, comme disait Marx, «La tradition de toutes les générations mortes pèse d'un poids très lourd sur le cerveau des vivants.»

Toutes les pratiques de nos dirigeants de Toussaint Louverture, en passant par Dessalines, jusqu'à Michel Martelly sont des constantes des relations sociales, culturelles, économiques et politiques. Personne n'est épargné aux multiples dérives qui nous guettent. L'inconscient collectif avalise notre morbidité à persister dans la déch…

CHRONIQUE D’UNE CRISE ÉLECTORALE ANNONCÉE

Après tant de levée de boucliers suscitée par le choix incommode des représentants du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), menant à la formation du Conseil Électoral Permanent, le président s’est vu contraindre, par la montée des protestations tous azimuts, d’inviter les protagonistes de la crise à la négociation. Mais il lui était impossible de faire passer la pilule amère du Conseil Électoral Permanent fortement contesté. Il mit abruptement fin aux pourparlers, car la détermination des participants était plus grande qu’il ne l’avait cru. Ils ne sont pas dupes. Ils ont défendu la prééminence du droit et le respect scrupuleux des lois portant sur la création du conseil. À cette fin, ils prônent, pour la plupart, un Conseil Électoral Provisoire pour dénouer l’impasse politique actuelle. Une telle alternative n’a malheureusement pas reçu l’aval du chef de l’État. Mais à quoi bon d’initier un dialogue dont les résultats sont attendus et connus d’avance?

Plusieurs données expl…

Le mal haïtien : une endémie séculaire

La gravité de la situation d’Haïti ne peut être saisie à travers le prisme du conjoncturel ou de l'évènementiel. Diaboliser le nouveau pouvoir, celui de Martelly-Lamothe comme épiphénomène, c'est rater le bateau dans la compréhension des racines du mal qui gangrène ce pays arrivé à sa métastase; il n'est que la reproduction d'un savoir-faire dans l'art de détruire ce pays. Dans l'inconscient collectif, s'imprègnent les germes de destruction massive de tout un peuple : drôle de bizarrerie. Le suicide collectif est orchestré par des élites qui auraient dû être en mesure de se hisser à la hauteur du drame annoncé. À force de mystifier le bon vieux peuple, les élites se mystifient elles-mêmes; elles finissent par prendre des vessies pour des lanternes. Ce pays est un terroir fertile pour les mercenaires, les flibustiers et pirates de tous acabits. L'histoire de ce pays recèle la quintessence de tout ce qui est aux antipodes de la modernité : la zizanie Noi…