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Messages

Affichage des messages portant l'étiquette magouille

La prostitution de l'intellect : le mal d'Haïti

J'adore entendre quand l'Haitien critique autrui. Je connais tellement bien aujourd’hui mes compatriotes que je m'esclaffe. Ce qui était cocasse la semaine dernière, c'est le retrait de la Plate-forme Vérité de la course électorale parce que le CEP a retiré Jacky Lumarque de la joute électorale présidentielle. Songez que Préval, un magouilleur patenté, fait partie de ce front électoral. Ne vous vous rappelez pas que l'Alternative posait pour condition à la participation aux élections de 2010 un replâtrage de la composante du CEP qui était constitué, entre autres, de Gayot et Opont. A l'époque Préval faisait la sourde oreille. Ces Messieurs avaient organisé ces élections en faveur de Jude Célestin et lui avaient donné la victoire dès le premier tour. Étant donné que Préval est l'homme de paille de l'Internationale, on lui avait imposé plutôt un second tour entre Sweet Micky et Mirlande Manigat. Chose bizarre alors : comment Jude Célestin ait pu passer d…

Lettre du sénateur Steven Irvenson Benoit

Port-au-Prince, le 9 août 2012 Son Excellence
Monsieur Michel Joseph MARTELLY
Président de la République
Palais National

Excellence,

Une fois de plus, j’ai l’honneur de m’adresser à vous en tant que responsable de la bonne marche des institutions républicaines de ce pays, et du bon déroulement de son processus démocratique. J’espère donc que vous recevrez cette correspondance dans un esprit d’ouverture pouvant faciliter un dialogue pacificateur et stabilisateur qui nous permettra de réussir la traversée de la conjoncture actuelle.

Quelques antécédents

Permettez que je vous rappelle qu’en avril 1997, lors des élections devant justement permettre le renouvellement du tiers du Sénat, les résultats du 1er tour ont été contestés avec tant de virulence que les deux (2) Sénateurs élus n’ont jamais pu prêter serment. Quant au 2ème tour il n’eut jamais lieu. Résultats décriés, Conseil électoral provisoire décrié tout autant. 

En mai 2000, le pouvoir en place avait tenté de rafler tous les sièges du P…

Lettre ouverte au Président Michel Martelly du Docteur André Morno

Monsieur Michel Joseph Martelly
Président de la République d’Haiti
Palais national
Son Excellence Monsieur le Président,
Je suis André MORNO, médecin anesthésiologiste, membre de l’association médicale américaine, diplomate de la Société américaine d’anesthésiologie-Fellow du Collège américain d’anesthésiologie. Je pratique dans le pays depuis 1980 après de longues années aux États-Unis et au Canada. J’ai dispensé des cours tant à l’Université d’État d’Haiti qu’à l’Université Notre-Dame d’HaIti où j’ai participé à la formation de plusieurs générations de médecins. Dans ma vie je n’ai jamais été l’objet de poursuites judiciairies.

Les faits:
A mon retour au pays, j’ai fait l’acquisition en 1988 d’une proprieté à Péguy-Ville. En 1994, sur cette propriété, avec des ressources provenant de la vente de ma maison aux États-Unis, de deux prêts de la Sogebel, et d’une ligne de crédit de la Sogebank, j’ai construit sept appartements pour préparer ma retraite. Je vis dans l’un de ces appart…

Haïti, le paradoxe entre la volonté et l’intelligence

Les derniers évènements autour du Conseil Supérieur du Pouvoir judiciaire (CSPJ) sont symptomatiques de l'inconscient collectif. La décision du Président de cette institution, fraichement créée, Maitre Arnel Joseph, de surcroit, juge en chef de la cour de Cassation, de choisir les trois membres du Conseil Électoral Permanent (CEP) est pathétique. Faisant fi des règles les plus élémentaires de la procédure administrative, ce juge en chef, chevronné des institutions judiciaires, choisit ces trois membres en l'absence de quorum, de façon arbitraire. Cette façon d'agir est une constante de la mentalité haïtienne. Aucune surprise. Le contraire nous aurait étonné. La levée de bouclier qui s'ensuive n'a pas du tout inquiété ni le président de la République, ni Maitre Arnel Joseph encore moins le parlement, sauf quelques voix, ça et là. La répétition de l'histoire en Haïti à la vie dure : l'invariant de la culture, de la culture politique en dernière instance surd…

Le mal haïtien : une endémie séculaire

La gravité de la situation d’Haïti ne peut être saisie à travers le prisme du conjoncturel ou de l'évènementiel. Diaboliser le nouveau pouvoir, celui de Martelly-Lamothe comme épiphénomène, c'est rater le bateau dans la compréhension des racines du mal qui gangrène ce pays arrivé à sa métastase; il n'est que la reproduction d'un savoir-faire dans l'art de détruire ce pays. Dans l'inconscient collectif, s'imprègnent les germes de destruction massive de tout un peuple : drôle de bizarrerie. Le suicide collectif est orchestré par des élites qui auraient dû être en mesure de se hisser à la hauteur du drame annoncé. À force de mystifier le bon vieux peuple, les élites se mystifient elles-mêmes; elles finissent par prendre des vessies pour des lanternes. Ce pays est un terroir fertile pour les mercenaires, les flibustiers et pirates de tous acabits. L'histoire de ce pays recèle la quintessence de tout ce qui est aux antipodes de la modernité : la zizanie Noi…

La cérémonie de ratification diabolique au sénat : une parodie de mauvais goût

Suite à la cérémonie diabolique au sénat pour arriver à la ratification de Laurent Lamothe, les 8 sénateurs qui n’ont pas voulu participer à cette morbide, dont Jean William Jeanty, sont amers de voir comment le président de l’assemblée sénatoriale, Dieuseul Desras, a fait fi des règlements du Grand Corps dans le seul but de plaire à des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt et, de surcroit, flanquer la démocratie haïtienne un camouflet digne d’un flibustier des temps coloniaux. Le sénateur Jean William Jeanty ne va pas avec le dos de la cuillère, comme c’est le cas pour le sénateur François Anick Joseph et, peut-être, les 7 autres, il ne voit pas comment l’actuel président du sénat peut continuer à diriger cette noble institution, dont il ne s’est pas montré.

Pourquoi cette course contre la montre pour ratifier le Premier ministre Lamothe si ce n’est pas l’assujettissement du parlement aux desideratas de l’exécutif ? Les propos élogieux du président Desras adressés aux dix…